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Tunisie: Sécurité routière - Des objectifs et un vaste chantier |
L'automobile a révolutionné les modes de vie. En dotant les citoyens qui en ont fait l'acquisition d'une mobilité nouvelle, elle a considérablement élargi pour eux les horizons et conféré à leur action au quotidien un plus grand degré d'efficacité.
L'automobile a révolutionné les modes de vie. En dotant les citoyens qui en ont fait l'acquisition d'une mobilité nouvelle, elle a considérablement élargi pour eux les horizons et conféré à leur action au quotidien un plus grand degré d'efficacité. Mais cette invention n'est pas sans contreparties. Dans les grandes villes, la circulation prend des proportions telles que plus d'un se met à soupirer en rêvant de transport en commun... A condition qu'il soit de qualité : ponctualité, confort, sécurité et tranquillité.
Mais il existe une face cachée, bien plus sombre encore que celle de la saturation des boulevards aux heures de pointe : c'est celle des accidents de la route, avec leur lot quotidien de blessés et, hélas, de morts aussi.
Est-ce fatal ? Les stratégies mises en oeuvre dans certains pays démontrent qu'il est possible de disposer d'un parc automobile important sans que les chiffres relatifs aux accidents soient alarmants. Chez nous, des mesures sont prises pour faire face au problème et, certes, il reste du chemin à parcourir pour se hisser au niveau des pays qui, dans ce domaine, sont les plus performants. Une politique d'identification et de traitement des "points noirs" existe. Un fonds a, récemment, été mis en place pour financer toutes les parties impliquées dans le travail de sensibilisation. Un travail est également accompli en matière d'infrastructures pour limiter les points susceptibles de créer des situations dangereuses...
Mais les lacunes existent aussi. La présente table ronde les relèvera sans complaisance. Qu'apprend-on aux enfants dans les écoles en matière de comportements prudents et comment le leur apprend-on ? De quels moyens disposent les acteurs en matière de sensibilisation pour mener un travail capable de changer réellement les habitudes ? La vigilance et la sévérité nécessaires pour contrer sur le terrain les comportements contraires aux dispositions du Code de la route sont-elles toujours au rendez-vous ? Les tergiversations mêmes de la loi s'agissant d'introduire des interdictions jugées nécessaires n'ont-elles pas, elles-mêmes, une part de responsabilité ? Ont participé à cette table ronde :
- M. Riadh Dabbou, directeur exécutif de l'Association tunisienne de la prévention routière (Atpr)
- Dr Mongi Hamrouni, directeur de la médecine scolaire et universitaire (ministère de la Santé publique)
- Commandant Hichem Khiari, représentant du ministère de l'Intérieur et du Développement local
- M. Fathi Mallek, sous-directeur de la conduite automobile à la Direction générale des transports terrestres (ministère du Transport)
- M. Fadhel Rouached, secrétaire général de l'Association nationale de la sécurité routière (Ansr).
Raouf Seddik - La Presse
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