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Introduction Vie à bord Partez Tranquille Avec ses lignes élégantes, la nouvelle C5 apparaît comme une future star chez les berlines familiales. Pour vérifier si le ramage est à la hauteur du plumage, nous l'avons soumise à un essai particulièrement poussé.
La nouvelle Citroën C5 s'est acquittée de la première partie de sa mission, celle qui consiste à susciter l'intérêt des passants lorsqu'elle se glisse dans la circulation. Et même mieux : à leur plaire. L'objectif de départ semble simple, pourtant tout le monde ne l'atteint pas. Demandez à Renault et à sa nouvelle Laguna, excellente berline au demeurant, qui ne se vend pas si mal, mais s'achète, semble-t-il, sans passion. Avec un design réussi, que ne renierait pas une berline allemande, la C5 valorise davantage son conducteur. Les nombreux regards admiratifs et remarques élogieuses dont nous avons été gratifiés, lors de notre périple, l'attestent. Mais, lorsqu'elle séduit, une voiture suscite aussi beaucoup d'attentes et d'exigences en matière de qualités dynamiques. Pour vérifier si la nouvelle C5 offre des prestations routières à la hauteur de ses lignes élégantes, nous l'avons soumise à l'épreuve de plusieurs tests : climatisation, tenue de route, sécurité, freinage... tout a été passé au crible. Pour compléter cette batterie d'essais, nous avons effectué un parcours grandeur nature de 3 000 km à travers la Bretagne, la Normandie et la Belgique. Mais, au total, ce ne sont pas moins de 10 000 km en trois semaines qui ont été parcourus par l'ensemble de la rédaction de L'Auto-Journal. Pour cet essai longue durée, nous avons choisi la motorisation 2.0 HDi de 138 ch, qui représentera probablement la majeure partie des ventes, en finition Exclusive. Elle est certes un peu chère, mais nous a offert la possibilité de tester tous les équipements de confort proposés par Citroën.
Sur la route
Citroën a choisi d'inclure sa fameuse suspension hydropneumatique, Hydractive III+, sur certaines versions et pas sur d'autres. Un parti pris contraignant pour l'acheteur, mais c'est ainsi. Les petites motorisations (1.8i 16V et 1.6 HDi 110) n'y ont pas droit mais, en revanche, le 2.0 HDi de 138 ch de notre essai y est presque toujours associé, excepté en finition Dynamique. Notre C5 d'essai en était donc pourvue, pour le plus grand bonheur de nos vertèbres. Confortable donc, cette nouvelle Citroën conserve aussi le côté pataud de la précédente version. Considérablement atténué certes, mais les mouvements de caisse restent assez prononcés et le train avant garde un tempérament sous-vireur : paresseux à l'entrée des virages et qui élargit la trajectoire en sortie. La suspension Hydractive propose deux modes : normal et sport. La diff érence entre les deux est pour le moins subtile. Sans les gommer totalement, le mode sport contient un peu mieux les prises de roulis. Sur notre parcours, nous avons préféré rouler la plupart du temps dans cette configuration de façon à bénéfi cier d'un minimum de dynamisme. Cette sagesse et ce manque d'agilité patent ne nuisent pourtant pas à l'agrément de conduite, à condition de ne pas demander à la C5 ce qu'elle ne sait pas faire. Elle n'aime guère être bousculée et préfère une conduite de bon père de famille, selon l'expression consacrée. La direction, à assistance variable asservie à la vitesse, se révèle précise, mais assez légère à haute vitesse, ce qui impose en permanence de petites corrections. Sous le capot, le 2.0 HDi remplit correctement sa mission, mais les 138 ch ne sont pas de trop pour entraîner ses 1 757 kg.
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