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En ne prenant que les bons côtés de ses deux concurrents, le déjà existant BMW X3 et le futur Mercedes-Benz GLK, le nouveau tout-chemin aux Anneaux marche sur les traces de son grand frère le Q7. Son but : décrocher la timbale en devenant tout simplement la référence du segment !
Un air de famille... Non, le Q5 n’est pas qu’un simple Audi Q7 en réduction. Pourtant, il faut bien admettre que son physique, assez proche de celui de son aîné, ne laisse aucun doute quant à son appartenance à la ‘’famille’’. De la calandre aux quatre anneaux jusqu’à la poupe rondouillarde et imposante, ce gros bébé affiche tous les traits caractéristiques de la marque d’Ingolstadt. Même l’intérieur des phares stylisé, typique des nouvelles A3, 14 et A5, est de la partie. Pour autant, le nouveau venu se distingue de son grand frère par son gabarit (relativement) compact. Si ses 4,63 mètres en imposent, ils paraissent presque frêles par rapport aux 5,09 m du Q7. Mais les propriétaires de parking à rampe d’accès un peu étroite ne s’en plaindront pas. Pas plus que ceux qui se garent dans la rue et tournent durant de longues dizaines de minutes pour dénicher un stationnement "à leur échelle". ... l'agilité en prime Sur route, le "petit" SUV d’Audi s’illustre par sa facilité de conduite qui laisse, là aussi, penser au conducteur qu’il manipule un break. Plus dynamique, plus précis et moins "bateau" qu’un Q7, le Q5 n’est toutefois pas un modèle d’agilité, avec un comportement naturellement sous-vireur. Mais il semble repousser plus loin les limites d’adhérence que son aîné. Ses 500 kg de moins et ses optionnelles roues de 18 pouces (17 pouces de série) lui permettent de tenir un rythme soutenu sur de longs kilomètres sans effrayer ni son conducteur, et encore moins ses passagers. En revanche comme ses congénères, il atteint vite ses limites en tout terrain : le manque de protections de carrosserie, les grandes roues et les pneumatiques inadaptés ne facilitent pas le franchissement. Mais pour rallier le chalet hivernal, cela suffira… Une rampe qui change tout ! Pour se mouvoir, l’Audi fait appel au 2.0 TDI. Bien connu, ce quatre-cylindres Diesel de 170 ch hérite ici d’un filtre à particules, mais surtout il troque ses injecteurs-pompes contre une rampe commune d’injection. Il gagne ainsi sur le plan sonore et en consommation avec une moyenne de 6,7 l/100 km, mais surtout il bénéficie d’un meilleur agrément, grâce à une souplesse inédite jusqu’alors et un couple conséquent de 350 Nm (à 1.750 tr/min). De même, en attendant l’adaptation de la nouvelle boîte robotisée S-Tronic à sept rapports, la transmission mécanique à six vitesses joue parfaitement son rôle. Elle se révèle bien guidée et son maniement est agréable. Au niveau des chiffres, cela se traduit par un 0 à 100 km/h abattu en 9,5 sec et une vitesse maxi portée à 204 km/h. Un intérieur de très bon goût A bord, les gènes Audi sont bien présents. La finition ne mérite que des éloges avec des matériaux de qualité et des ajustements irréprochables. L’ergonomie est dans le ton aussi avec des commandes qui tombent sous la main et un ordinateur de bord composé d’un disque dur interne de 40 Go et d’une interface MMI de 3ème génération. On retrouve également les commandes habituelles de la marque avec notamment une molette centrale qui reçoit désormais un joystick pour naviguer plus facilement dans les différents menus.
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