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Volvo dote son C70 de la nouvelle boîte automatique Powershift à double embrayage. Le coupé-cabriolet suédois, emmené par le 2 litres diesel de 136 chevaux, gagne encore en agrément de conduite. En route, cheveux au vent.
Design Impossible de se tromper avec des gènes maison tant affichés. Face empruntée à la S40, profil rappelant la S60, hanches larges : le C70 appartient à la famille Volvo. Une nouvelle fois le constructeur suédois n’a pas voulu sacrifier l’élégance sur l’autel d’une quelconque sportivité trop provocante. Découle de cela un dessin réussi, très équilibré. Dynamique et assez compact en version « capotée », le coupé-cabriolet se montre plus raffiné une fois son toit rigide escamoté. Dans cette dernière situation, le gros coffre qui dénote tant sur des cabriolets de tailles plus modestes s’avère dans le cas du Suédois élancé et réussi. La partie arrière apparaît ainsi longue, comme pour asseoir d’entrée un certain standing.
En la regardant de trois-quarts, à l’arrière comme à l’avant, le design est encore mieux mis en évidence. Arrêtes et galbes se dévoilent franchement. Immanquablement, les yeux sont ainsi attirés vers cette poupe sculptée et ces formes de feux travaillées. A l’autre extrémité, la calandre avance juste ce qu’il faut par rapport aux gros phares qui laissent largement voir leurs projecteurs bi-xénon.
Dernière réussite esthétique, le toit rigide laisse un peu de suspense quand à la véritable identité de cette voiture. Pourtant pliable en trois parties, il cache au mieux ses lignes de cassure, ce qui permet un temps de croire que l’on a affaire à un « simple » coupé. L’effet provoqué par la cinématique du toit est d’autant plus surprenant.
Equipement Si ce cabriolet a tout ce qu’il faut là où il faut au niveau du physique, qu’en est-il au niveau des équipements ? Volvo, comme d’habitude, ne manque pas d’arguments côté sécurité active et passive. Le constructeur propose notamment dans cette finition Summum correcteur électronique de trajectoire, répartiteur et assistance au freinage d’urgence, systèmes de protection contre le coup du lapin et en cas de retournement ou encore une colonne de direction rétractable en cas de choc et des airbags rideaux montés dans les portes.
N’oublions pas également le verrouillage automatique des portes dès 7 km/h tandis que le Blis (proposé en option) permet d’être averti qu’un véhicule se trouve dans l’angle mort.
Une panoplie enrichie, entre autres, d’une climatisation automatique bi-zone avec contrôle de la qualité de l’air, d’un régulateur de vitesse, d’un détecteur de pluie, de magnifiques sièges, chauffants et électriques à l’avant, en cuir couleur crème (encore amélioré par l’option luxury facturée 950 euros), d’un radar de recul, de rétroviseurs extérieurs rabattables électriquement avec éclairage d’approche…
Au vu du tarif de vente et de la catégorie premium revendiquée par le C70, quelques manques peuvent être pointés. On ne trouve ainsi pas de limiteur de vitesse ni de détecteur de luminosité pour l’allumage automatique des phares. Enfin, interface musicale avec prise USB et Ipod ou encore connexion Bluetooth sont seulement disponibles en option ou sur le niveau de finition supérieur.
Vie à bord Pas de surprise. Une ambiance cosy est au rendez-vous dans cette Volvo. Très beau cuir crème, sièges à la fois fermes et moelleux, électriques et à mémoire, fine console centrale couleur alu brossé, matériaux de qualité assemblés avec soin caractérisent l’habitacle. Aucune fausse note également en ce qui concerne l’ergonomie.
A l’arrière, deux adultes pourront confortablement s’installer dans des assises tout aussi agréables qu’à l’avant. Si l’espace aux jambes ne pose pas de problème, celui aux coudes, notamment côté carrosserie, est un peu plus mesuré. Quant à la garde au toit, rien de gênant pour ceux mesurant moins d’1,85 mètre. Le côté pratique n’y a pas été négligé avec deux porte-gobelets au centre et, de chaque côté, un astucieux et discret bloc fermé implanté dans la carrosserie. Bouteille d’un demi-litre, téléphone portable et lecteur musical peuvent y trouver leur place.
Rouler cheveux au vent au volant de ce C70 est l’histoire d’une simple pression, tout en étant malheureusement obligatoirement à l’arrêt, et de vingt-cinq secondes de patience. Vitres relevées, on sent quelques courants d’air jusque sur les bras à l’avant, mais rien de dramatique. Derrière, c’est en revanche moins calme avec des mouvements d’air beaucoup plus marqués.
Le plaisir de circuler comme cela à néanmoins une conséquence fâcheuse sur le coffre. Sa capacité de 404 dm3 en coupé se trouve amputée de moitié en cabriolet. De plus, le chargement des quelques bagages n’est pas pratique à cause de la faible ouverture restant disponible. Un interrupteur permet de relever temporairement le toit plié, mais cela reste tout de même mal aisé. A l’usage, difficile d’envisager transporter plus de deux valises de taille moyenne et autant de petits sacs à dos. Un renfoncement a bien été dessiné sur une partie du plancher mais impossible de stocker des objets de plus de 37 centimètres de haut.
Comportement Toute nouvelle, toute belle. Le Volvo C70, lancé déjà depuis fin 2005, arbore la dernière évolution technique de la marque : une boîte automatique à double embrayage. Une avancée qui, aux dires des ingénieurs suédois, assure une économie de carburant de l’ordre de 8 % par rapport à une boîte auto traditionnelle. Cette technologie permet qu’au moment même où, en première, le moteur est en pleine accélération, la deuxième est déjà pré-engagée. Et lorsque le second rapport est utilisé, le troisième se tient prêt et ainsi de suite. Sur le papier, ce fonctionnement favorise un flux de puissance continu, sans perte de couple. Les changements de rapports sont à la fois extrêmement rapides et très souples, sans que l’accélération s’interrompe. Autant d’évolutions constatées dans les faits. On oublie, en effet, les légers à-coups que l’on pouvait ressentir à chaque passage de vitesse et les montées en régime se font plus rapidement.
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