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Profitant du dernier restylage, Mercedes a retravaillé le moteur V6 3.5 pour lui apporter un peu plus de tonus. Associé au châssis sport (en option), la Mercedes SLK 350 veut continuer de faire du mal aux BMW Z4 3.0si, Porsche Boxster S et à la récente Audi TTS Roadster. Est-ce que son toit rigide et ses prestations feront encore l'affaire ? Démarrons la bête et dirigeons-nous directement sur routes sinueuses pour voir ce qu'elle a dans le ventre !
Design Le roadster SLK est apparu en 1996. Il a été renouvelé en 2004 puis remis au gout du jour en avril 2008. Désormais, il n'a rien à envier aux derniers modèles sorti (Audi TTS).
La seconde génération de SLK se démarque par son museau de monoplace maintenant souligné par des moustaches agressives, on dirait presque une petite SLR. La SLK restylée reçoit de nouveaux blocs optiques plus globuleux, de nouveaux rétroviseurs plus larges avec des répétiteurs latéraux en "V".
Outre de nouvelles jantes, le profil ne change pas. La partie arrière arbore de nouvelles sorties d'échappement rectangulaires intégrées dans un diffuseur factice.
Le Pack Sport (en option à 2 500 € sur le modèle SLK 350) ajoute des projecteurs teintés, le petit becquet AMG du plus bel effet sur le couvercle de malle et les magnifiques jantes en alliage de 18 pouces.
Intérieur / Vie à bord L'habitacle de la SLK est très plaisant. La planche de bord s'équipe de nouveaux inserts de chrome et d'un volant trois branches multifonction bien dessiné et agréable à manipuler, on aurait apprécié un volant de plus petit diamètre. L'assemblage des plastiques est sans reproche, aucun bruit ne viendra troubler votre plaisir ! Ce qui peut devenir gênant à la longue, c'est le manque d'espace de rangement, un défaut typique des roadsters.
Les compteurs sont très réussi, à la fois sportif et classe, ils savent également délivrer les informations avec une grande clarté. Ce n'est pas le cas de l'écran de navigation, même si sa taille est convenable, il n'est pas tactile et s'équipe d'un nombre de boutons conséquent.
Le système de climatisation est, quant à lui, simple d'utilisation et ergonomique. Entre les sièges, le levier de la boîte automatique est agréable à manipuler, nous aurions quand même préféré avoir des palettes derrière le volant en mode séquentielle pour changer les vitesses à la volée.
La commande du toit rétractable est également d'une grande simplicité mais nous sommes toujours obligés de laisser le doigt appuyé pour sortir ou rentrer le toit... à l'arrêt. La vitre anti-remous, de série, remplace l'ancien filet et vient se placer entre les deux petits arceaux de sécurité, il est d'une efficacité rare !
Parlons maintenant du confort. Avec le Pack Sport, le volant, le soufflet du levier de vitesse et la magnifique sellerie de notre belle SLK se pare d'un cuir noir surpiqué de rouge. Les sièges baquets offre un bon maintien et sont joliment dessinés. Cependant, ce pack ne sera pas le meilleur choix pour les sensibles du dos tant le revêtement de la chaussée se fera sentir. Mercedes pense surtout aux amateurs de conduite sportive, et ce n'est pas pour nous déplaire...
Enfin, notons l'apparition du système "Air Scarf", une technologie très pratique qui vous envoie de l'air chaud dans la nuque. Une astuce qui peut paraitre inutile à première vue mais qui vous permettra tout de même de rouler décapoté avec les vitres relevées par n'importe quelle température !
Moteur La SLK 350 est la version qui précède juste la version AMG doté d'un V8 5,5 litres. Affichée 30 000 euros moins chère, elle n'est pas dénuée d'intérêt d'autant plus que son moteur gagne en puissance. En effet, le gros V6 3,5 litres voit ses tubulures d'admission et sa distribution retravaillée. Ainsi, il monte bien haut dans les tours (jusqu'à 7 200 tr/min) et offre un taux de compression plus élevé. Sa puissance atteint 305 ch à 6 500 tr/min et son couple 360 Nm à 4 900 tr/min.
Un filtre à air exclusif lui permet de délivrer des jappements bourdonnant enivrant qui vous donneront l'envie de donner des petits coups sur la pédale d'accélérateur (surtout dans les tunnels). Rien que pour ça, le toit parait inutile ! Le son délivré par l'engin allemand n'est pas son seul point fort. Ses performances sont également au dessus de la concurrence : seulement 5,4 s pour passer de 0 à 100 km/h et 25,6 secondes suffisent pour franchir la barre des 1 000 mètres !
Cependant, la boîte automatique à sept rapports n'est pas vraiment faite pour le véhicule. Elle a la fâcheuse tendance de rétrograder en sortie de virage. Même si le mode séquentiel est disponible, on regrette que faille l'utiliser de la gauche vers la droite et de la droite vers la gauche pour passer les rapports. De plus, notre modèle d'essai ne bénéficiait pas de palettes au volant pourtant très plaisantes sur un modèle de ce type, nous vous conseillons donc d'opter pour cette option lors de votre prochaine commande.
Comportement Le Pack Sport comprend un châssis "sport" bien ferme et bien plus précis que ceux des modèles plus modestes ainsi qu'un ESP d'une grande efficacité. Lorsque ce dernier est déconnecté, le train arrière se fera une joie de partir à la moindre accélération, de pur bonheur à manier avec précaution !
Malgré l'absence d'autobloquant, la tenue de route de la SLK est remarquable et la tenue de cap lors des enchainements est du même acabit. On regrette quand même que le correcteur de trajectoire (non déconnectable) remplace le conducteur lors des gros freinages et des grandes dérives.
Côté freinage, il n'y a rien à redire, les disques ventilés et percés de 330 mm de diamètre à l'avant et les disques ventilés de 290 mm de diamètre à l'arrière assureront un très bon mordant et de l'endurance sur circuit.
Finalement, avec un poids conséquent de 1575 kg, la SLK 350 Sport n'offre pas le plaisir attendu. On s'attendait à un petit roadster joueur à souhait, très réactif et malheureusement, on se retrouve avec un modèle certes agréable à conduire mais qui n'est pas à la hauteur du prix de vente en matière d'agrément.
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