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On s’encanaille du côté de Göteborg ? Mais légèrement alors, standing oblige. Dans cette livrée R-Design, la Volvo C30 gagne encore en personnalité. Une parure en adéquation avec les capacités du D5 Turbo diesel de 180 chevaux.
Design
Volvo a réussi son coup. L’affaire est entendue depuis 2006, année de sortie : la C30 fait tourner les têtes. Racée, bien équilibrée façon mini break de chasse, la ligne générale est particulièrement dynamique. La poupe de cette Suédoise y est pour beaucoup. Campée sur des hanches musclées, elle arbore un hayon tout en rondeur et un bas de coffre rebondi rehaussé par les bandeaux des feux arrière qui courent jusqu’au toit. Des courbes flatteuses pimentées par cette finition R-Design. Spoiler arrière, double sortie d’échappement chromée, jantes alu de 17 pouces, bas de caisse couleur carrosserie…, Volvo, peu coutumier du fait, use à bon escient de quelques attributs sportifs. Même à l’avant, copié sur celui de la S40, on retrouve des jupes spécifiques. Deux grosses nervures partant de la base du pare-brise se tendent jusque vers la calandre, dessinant ainsi le capot moteur. Enfin, les ailes, largement marquées, se terminent par des phares étirés. Tout cela aboutissant à un mufle bien sculpté.
Intérieur/Équipement
Le contenu à la hauteur de ce contenant ? Sitôt installé dans les sièges en cuir bi-ton moelleux juste comme il faut, la tendance est à l’affirmative. Tout tombe sous la main et respire la qualité, des plastiques moussés de la planche de bord au dessin très sobre jusqu’au touché procuré par le volant épais, qui aurait cependant gagné à avoir un diamètre moindre. Dommage également que les sièges électriques (725 euros) et chauffants (360 euros) ne soient qu’en option. R-Design oblige, on retrouve dans cet agencement des inserts en alu jusqu’aux pédales. Au centre, la fine console flottante en forme de planche de surf, faite en matériaux imitant l’aspect du carbone, offre une grosse touche d’originalité. Enfin, le toit ouvrant transparent de notre modèle d’essai est proposé en option. Au contraire de la climatisation automatique, du régulateur de vitesse, du détecteur de pluie…
Mais progressivement que l’on gagne l’arrière de cette stricte quatre places, les choses se gâtent un peu, notamment lorsqu’on atteint le coffre. Ridicule par ses 251 dm3 (à peine plus « grand » que celui d’une Twingo) et pas pratique pour un sou à cause du cache bagages et de la haute marche de chargement, ce dernier est le point faible de la C30. Pour les deux passagers arrière, le problème est moindre. En fait, seuls les plus d’1,90 mètre seront gênés par la garde au toit. Une fois passé l’obstacle de la ceinture de sécurité qui barre l’espace d’accès aux deux sièges et après un peu de gymnastique, on est même surpris de bénéficier de suffisamment d’espace, aussi bien aux coudes qu’aux genoux. Tout cela dans des assises tout aussi confortables qu’à l’avant.
Pour ce qui est de la sécurité, Volvo, habitude maison, n’a pas lésiné. On retrouve le contrôle de stabilité et de traction, l’aide au freinage d’urgence, le système prévenant le coup du lapin, des airbags rideaux et latéraux… de série. Petite attention pour les fainéants du clignotant, une assistance permet de donner trois impulsions avec un seul mouvement du comodo. En échange d’une participation financière, le Blis permet de corriger une éventuelle inattention du conducteur. Un radar en effet surveille l’angle mort et lorsqu’un véhicule nous dépasse, une diode orangée fixée près des rétroviseurs prévient du danger de déboîter.
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