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John et Horace Dodge, fabricants de bicyclettes depuis 1914, se tournent en 1930 vers l’automobile. Ils se transforment alors en fournisseurs presque exclusifs des organes mécaniques des Ford. Dodge devient rapidement une figure emblématique du paysage américain. En 1928, Walter Chrysler rachète Dodge qui ne cessera jamais de soigner l’esthétique de ses modèles. Présentée en 1989, une des voitures les plus connues de Dodge est la Viper. Récemment, Dodge s’investit dans des productions adaptées au mode de conduite européen, dont la Caliber. Des formes angulaires musclées, une calandre arborant le bélier rageur, un faux air de Cross-Over, un moteur diesel, des prix plus que comptés, cette américaine, fabriquée aux États-Unis, en Illinois, à Belvidere, est commercialisée en Europe depuis 2006. Elle confère à ses propriétaires une considération de marginalité face aux traditionnelles teutonnes.
Parce que pour apprécier la Caliber, il faut avoir un tempérament décalé ! Avec elle, Dodge écarte les conventions : à la fois SUV, monovolume ou break compact, la Caliber remet de la confusion dans les genres qui se dessinaient petit à petit. C’est avec une certaine crainte que nous avions envisagé les déplacements de cette semaine dans ce « bidule » inhabituel. Nous craignions les rejets exagérés, l’inconfort intérieur, les manœuvres délicates… Rien de tout ça ! Certes, il a bien fallu s’adapter au concept et se couler dans la peau de stars qui seraient montrées du doigt dans chaque village ! Mais pour le reste ! La consommation est restée loin sous les sept litres aux cent. L’ordinateur de bord indique même un petit six litres qui correspond à un six litres trois à la pompe. Il est vrai que la météo s’est montrée largement favorable, sans pluie, jamais sous les cinq degrés centigrades et les itinéraires ont été principalement composés de voies rapides.
On peut reprocher la qualité médiocre du toucher des plastiques. D’un autre côté, ils sont particulièrement faciles à entretenir et résistants à l’usure ainsi qu’aux griffures. Et aussi les porte-gobelets situés sur le tunnel illusoire de la transmission qui se fait sur les roues avant, gelant par là même l’utilisation de la place centrale de la banquette arrière. Ou encore le volant qui ne se règle qu’en hauteur, laissant le conducteur se dépatouiller avec la bonne distance entre lui et les pédales. Dur dur d’avoir plus d’un mètre quatre-vingt. Le style est simple et efficace. La console centrale de la teinte de la carrosserie et de l’assise des fauteuils donne un air de gaieté dans l’habitacle.
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