|
Sur fond de crise et de dégraissage, l'actualité morose joue contre la nouvelle BMW Série 7. Nous n'en avons pas moins soumis la version haut de gamme (provisoire) 750 Li à une étude détaillée.
La nouvelle Série 7 est 3 cm plus longue et 1 cm plus basse que sa devancière, tandis que sa largeur est identique. La variante limousine mesure quant à elle 14 cm de plus, obtenus simplement par l'allongement de l'empattement. Malgré l'augmentation (relativement faible) de taille, la nouvelle Série 7 a suivi un régime avant d'arriver sur le marché : à équipement et moteur égaux, elle est 55 kg plus légère, grâce notamment au capot, au toit et aux portières en aluminium. Ce matériau est aussi largement utilisé pour le châssis, dont le train avant est désormais à triangles superposés. Une telle disposition facilite aussi l'introduction éventuelle d'une transmission intégrale et des rumeurs insistantes affirment que le xDrive pourrait être disponible sur la Série 7. Mais pour l'heure, la nouveauté la plus remarquable en ce qui concerne le châssis, ce sont les quatre roues directrices. Chez BMW, on connaît déjà depuis quelque temps la direction active (introduite sur la Série 5). Vient s'y ajouter ici un moteur électrique et une biellette de direction arrière, qui permettent de braquer (au-dessus de 60 km/h) ou de contrebraquer (au-dessous de 60 km/h) les roues arrière de 3° maximum. De quoi réduire le diamètre de braquage de 70 cm lors des manoeuvres et augmenter la maniabilité et la sécurité aux vitesses plus élevées.
Conduite : 172/200 Les moteurs turbocompressés modernes de BMW sont aussi puissants et vifs que les gros moteurs atmosphériques et encore plus souples, tandis que la consommation reste dans les limites acceptables si l'on contrôle son pied droit. La boîte automatique ZF n'a «que» 6 rapports, mais c'est l'une des meilleures du marché, suffisamment souple et confortable et quand même rapide et dynamique. Avec les 4 roues directrices actives, cette grande voiture est très maniable et présente un diamètre de braquage relativement réduit. Malheureusement, il reste cette sensation de direction artificielle.
Sécurité : 172/200 Les grands et puissants freins à disque ventilé possèdent une bonne endurance. L'arrêt complet sans à-coup n'est toutefois pas encore possible. La tenue de route est excellente, seuls un fort vent latéral et des ornières fort marquées peuvent la déstabiliser légèrement. Dans les virages, la 750 Li est très maniable compte tenu de sa taille et c'est un plaisir de la conduire. La motricité et l'adhérence sont particulièrement bonnes sur les revêtements secs ainsi que sur les routes mouillées grâce à l'électronique. Sur le plan de la sécurité passive, cette Série 7 possède pratiquement tout, mais pas d'airbags latéraux à l'arrière. Curieux.
Confort : 176/200 La suspension à amortissement piloté par l'électronique est beaucoup plus confortable qu'auparavant, seules les petites successions de bosses sont encore insuffisamment absorbées. Les sièges confort (option) de notre exemplaire étaient fantastiques. À l'avant comme à l'arrière, l'habitabilité est très généreuse, mais il ne s'agit que d'une 4 places. Pour une telle limousine de luxe, l'insonorisation nous a quelque peu déçus. Il ne s'agit pas d'une voiture bruyante, bien sûr, mais les bruits aérodynamiques occasionnels ou de roulement étaient quand même bien présents.
Fonctionnalité : 132/200 L'accès n'est plus une corvée, les portes s'ouvrent beaucoup plus largement que celles de sa devancière. La visibilité périphérique est ordinaire pour une auto de ce genre. Le compartiment à bagages est d'un volume modeste pour le gabarit de la voiture. Pour une trappe à skis, il faut encore débourser un supplément. La Série 7 est comme toujours équipée d'une instrumentation complète et la console est légèrement orientée vers le conducteur. Le nouvel iDrive est beaucoup plus convivial, mais nous doutons de l'utilité réelle d'une connexion Internet dans la voiture. Certains détails de finition intérieure mériteraient d'être améliorés.
lire la suite...
Tags:
|