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Après 11 ans de vie, le Citroën Berlingo opère sa mutation. Comme pour le Kangoo de Renault, le changement de génération tire ce ludospace vers le haut et, surtout, vers le segment des monospaces avec tout ce que cela suppose de confort, de modularité ou d'astuces.
Comme Renault avec le dernier Kangoo, Citroën franchit, avec le Berlingo II, une nouvelle étape dans l'évolution du ludospace. Dorénavant, il ne faudra plus le considérer comme un «vulgaire » utilitaire : sa plate-forme dérive étroitement de celle du C4 Picasso, dont il reprend également les épures de suspension et une partie du programme mécanique. Ce choix technique influence les qualités esthétiques du modèle comme son aménagement intérieur, qui profite d'un plancher plus haut et plus plat. Mais la vraie bonne nouvelle, c'est que le Berlingo II semble avoir conservé son excellent rapport prix/prestations.
Conduite : HDi 75 128/200 - HDi 90 132/200 Le seize-cents est décliné en 3 puissances : 75, 90 et 110 ch. Préférez le 90 ch, bien plus homogène. Vu son faible rapport poids/puissance, la variante de 75 ch doit quant à elle être réservée à une utilisation urbaine et périurbaine. À 5 rapports, les boîtes manuelles s'avèrent bien étagées, mais le sélecteur est malheureusement toujours aussi imprécis dans son guidage. La direction est différente selon qu'on a affaire au HDi 75 ou 90. Celle du 75 ch convainc davantage.
Sécurité : 148/200 Le nouveau Berlingo freine fort et longtemps. C'est bienvenu lorsqu'on entreprend de voyager avec toute la petite famille. Le comportement s'avère désormais plus proche de celui d'un monospace avec une efficacité globale plaisante. En virage, ce ludospace fait preuve de plus d'aplomb et ne se voit jamais perturbé dans ses trajectoires. Bien sûr, à ce niveau de puissance, la motricité ne cause aucun souci. La sécurité des occupants progresse logiquement, mais il faut mettre la main au portefeuille pour disposer d'airbags latéraux.
Confort : 144/200 Judicieux, l'amortissement procure aussi un excellent confort de marche. Certes, le Berlingo filtre sans doute un peu moins bien qu'un Kangoo, mais le bilan est tout à fait satisfaisant et même meilleur qu'à bord d'un Picasso. La déception vient en fait de l'habitabilité, qui ne progresse pas autant qu'attendu compte tenu de l'encombrement. L'insonorisation mérite par contre une mention particulière, surtout lorsqu'on la compare à celle du Kangoo.
Fonctionnalité : 144/200 Au contraire de bon nombre de monospaces compacts, le Berlingo n'impose pas de grimper à bord, on s'y assied tout simplement. La visibilité périphérique est globalement bonne compte tenu de la générosité des surfaces vitrées, sauf de trois quarts arrière, où les montants A gênent la vision. La modularité est en progrès, surtout lorsqu'on opte pour les trois sièges arrière individuels coulissants, rabattables et extractibles. Les espaces de rangement sont nombreux et vastes. L'ergonomie est simple et efficace. Bravo !
Budget : HDi 75 132/200 - HDi 90 140/200
Les HDi savent consommer raisonnablement, pour autant qu'on n'abuse pas trop de leurs ressources. Généreux, le réservoir de 60 l ménage en général une autonomie supérieure à 800 km. Pas mal ! Vendu pratiquement au même prix que son prédécesseur, le Berlingo offre un rapport prix/prestations/équipement correct, surtout la version de 90 ch, qui accède d'office à la finition Multispace.
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