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La Nouvelle Jaguar XF n'est rien moins que le nouveau porte-drapeau de la marque de Coventry, désormais tombée dans le giron de l'indien Tata. Une berline voulue pour rencontrer un succès de masse et relancer les ventes de Jaguar, décevantes ces dernières années. Moderne comme jamais, la XF se veut ainsi pragmatique, et tentera de dépoussiérer l'image classieuse mais un peu surannée des précédentes berlines luxueuses du constructeur. Une nouvelle alchimie a priori, que nous sommes allés vérifier sur la route.
Esthétique 15/20 L'audace en 2 lettres Idéalement, avant de prendre en main un véhicule d'essai, un journaliste automobile devrait dans une certaine mesure s'imprégner de l'historique de la marque auquel le véhicule se rattache. Ainsi, lorsqu'il s'agit de Jaguar, Type-E et Mark V, par exemple, reviennent immédiatement à notre mémoire... La XF, elle, qui n'est pas strictement la remplaçante de la S-Type, fait partie de la nouvelle histoire de Jaguar. Ses lignes modernes ne manquent pas de charme et son allure douce aux faux airs de coupé - et notamment du modèle XK duquel elle reprend les trains roulants - la rendent séduisante. La poupe rappelle aussi la filiation feu Jaguar Aston Martin, au même titre que la ligne de pavillon. L'intérieur de la XF surprend. Pas tant par la qualité de ses matériaux raffinés et finitions d'excellente facture, que par la modernité surprenante qui règne dans l'habitacle. Exit l'ambiance so british de ses aïeules, place à un traitement bien plus audacieux et technophile et à de doux éclairages électroluminescents.
Conduite 16/20 Dynamique aussi Sur route, la propulsion XF démontre un tempérament d'une grande rigueur malgré un gabarit envahissant de 4,96 m de long et un poids de presque 1, 8 tonnes. Un constat qui vaut aussi pour la conduite sportive - grâce au sélecteur séquentiel des vitesses situé au volant - avec une motricité jamais prise en défaut. La direction de la Jaguar est précise en diable et le passage automatique des six rapports en conduite plus coulée via la très chic molette de vitesse rotative s'exécute sans à-coups. Le moteur V6 2.7 de la Jaguar bi-turbo de notre modèle d'essai qui équipait déjà la S-Type, provient de PSA/Ford. Sa sonorité se veut discrète mais très agréable et son couple de 435 Nm disponible très rapidement permet à la féline de se mouvoir en toute légèreté. La XF n'a de surcroît pas à rougir de ses performances, avec le 0 à 100 km/h établi en 8,2 s. Son seul défaut ? La médiocre visiblité arrière à cause des trop épais montants 3/4 arrière.
Confort 13/20 Coffre logeable mais peu pratique Il est rare dans le paysage des berlines luxueuses d'en trouver une réellement inconfortable. Car enfin, le leitmotiv d'un tel véhicule n'est-il pas d'avaler les kilomètres en toute quiétude sans qu’on puisse soupçonner la longueur du trajet ? En la matière, la Jaguar XF est au-dessus de tout soupçon avec un confort de suspensions actives à gestion électronique et d’amortissement piloté d'excellente facture et parfaitement filtrant. L’insonorisation est particulièrement soignée, les rangements nombreux et l'habitabilité généreuse. Juste un petit bémol au chapitre de la place dédiée à la tête des passagers arrière, un peu juste, à l’assise et dossiers des sièges qui auraient mérité d’un peu plus de maintien, et au coffre au volume honnête de 540 litres mais dont le dessin des formes nuit à sa praticité. Quant à l'écran tactile regroupant tous les nombreux équipements d'agrément, rien à redire son ergonomie a été bien étudiée et son usage est simple comme bonjour.
Sécurité 16/20 La fée électronique La Jaguar XF s'équipe de série dès la finition Luxe de nombreuses aides électroniques en matière de sécurité. Et notamment l'antipatinage électronique JaguarDrive, un contrôle dynamique de la stabilité Trac DSC, et d'un très astucieux et utile système de détection des contacts piétons. Il gère l'apparition de tampons entre le capot et les parties saillantes du moteur pour éviter qu'un passant renversé sur le capot ne soit blessé.
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