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Note globale 12.4/20 Petit frère du XC90 et concurrent des BMW X3 et Audi Q5, le Volvo XC60 est avant tout, le premier véhicule de l’histoire à pouvoir éviter "seul" une collision en ville.
Conduite 13/20 Le "City Safety" est vraiment utile pour rendre la conduite plus sereine en ville. Dommage toutefois que ce soit un 4x4, pas vraiment adapté à la circulation urbaine, qui l’étrenne. Certes, cet XC60 affiche un gabarit plus raisonnable que son grand frère XC90, mais il est plus à l’aise sur route qu’en centre ville. Reposant sur la plateforme à empattement raccourci (2,77 m) des berlines et breaks S80/V70, le Suédois séduit par sa grande facilité de conduite : il ne prend pas trop de roulis en virage et ne souffre pas trop de son poids élevé (1,8 t). Mais, il n’est pas aussi agile que ses rivaux allemands, la faute à sa transmission intégrale de type Haldex qui manque de réactivité (95% du couple sur les roues avant en condition normale et jusqu’à 65% vers l’arrière en cas de besoin) et à sa direction qui émousse trop les sensations de conduite. Enfin, s’il s’avère plutôt performant, son cinq cylindres diesel D5 de 185 ch est trop bruyant au ralenti et à l’accélération et est associé à une boîte automatique à six rapports qui brille plus par sa douceur que sa réactivité. Sécurité 15/20 Pour éviter d’avoir un accident, beaucoup d’automobilistes croient en "Saint-Christophe", le patron des voyageurs. Avec le Volvo XC60, mieux vaut faire confiance à l’inédit système "City-Safety". Ne fonctionnant que jusqu’à 30 km/h, pour éviter l’effet pervers d’un conducteur qui s’en remettrait entièrement au système, cette fée électronique permet en effet d’éviter un accident en ville ou dans les bouchons. Logé au sommet du pare-brise, un laser balaie une zone de 8 mètres de long devant le XC60. Si un obstacle est détecté, le système va freiner tout seul pour réduire la gravité de l’impact. Mais il y a mieux. Si la différence de vitesse avec l’obstacle est inférieure à 15 km/h, cas d’un ralentissement brusque dans un bouchon, il n’y aura pas d’accident du tout. Dans ce cas de figure, le XC60 effectue lui-même une décélération qui peut atteindre jusqu’à 0,8g, soit un gros freinage d’urgence. Bluffant, ce "City-Safety" est livré de série. Et, s’il ne peut pas encore détecter un piéton ou une moto à l’arrêt –projet à l’étude-, il marque une réelle avancée en matière de sécurité automobile, cheval de bataille de Volvo. En plus des traditionnels airbags et de l’antidérapage ESP qui intervient brutalement dès que le conducteur en fait un peu trop, la dotation du XC60 peut être enrichie en option d’autres fées électroniques : régulateur de vitesse adaptatif qui maintient sur autoroute la distance avec le véhicule qui précède (900 €), détecteur anti angle mort (500 €) intégré sous le rétroviseur ou encore alerte de franchissement involontaire de ligne (700 €). Enfin les rehausseurs enfants intégrés aux assises de banquette arrière sont des plus pratiques (275 €). Confort 14/20 Les Volvo sont réputées pour être des voitures hospitalières. Si cet XC60 ne fait pas mentir la légende à l’avant, avec un poste de conduite luxueux et bien agencé et des sièges aux galbes parfaits, le topo ne sera pas le même pour les passagers arrière. Trop courtes, les assises de banquette feront souffrir lors des longs trajets les cuisses des plus grands. Reste que le XC60 est une voiture agréable à vivre avec son grand coffre, son plancher plat lorsque l’on rabat les dossiers (40/20/40) de banquette et sa suspension qui gomme efficacement les défauts de la route.
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