|
Opel Agila Silhouette de minispace, bouille malicieuse et couleurs vives, la nouvelle Opel Agila mise sur un bon capital sympathie pour tirer son épingle du jeu. Grâce à sa longueur en hausse, elle propose un habitacle plus généreux. Mais aussi un comportement routier amélioré. Dommage que son confort ne soit pas à la hauteur...
Enfin de la fraîcheur !
Fini l’ennui chez Opel ! Après la Corsa, c’est au tour du minispace Agila d’apporter un peu de fraîcheur dans la gamme. Une aubaine pour la marque au Blitz qui cherche tant bien que mal à se départir d’une image un peu austère. Les Meriva, Zafira et Vectra n’y sont sûrement pas étrangères… Clone de la Suzuki Splash, la deuxième génération d'Agila a été conçue en partenariat avec le constructeur japonais. Mais cette fois avec une participation accrue de GM au niveau du design, contrairement à l'ancien duo Agila / Wagon R. Joviale et rusée, cette nouvelle mouture bénéficie d’une robe bien cousue, loin du côté "cube à roulette" de l’ancien modèle –qui avait néanmoins son charme. Cela se traduit par un gabarit en hausse (+ 20 cm à 3,74 m), mais aussi par une prise de poids alarmante : plus de 1,2 t selon les versions ! Deuxième voiture
Du coup, l’Agila se place un cran au-dessus de ses concurrentes : Citroën C1, Fiat Panda, Hyundai i10 et autre Kia Picanto. Elle quitte la catégorie des minis pour se rapprocher d’un certain Renault Modus. Ce positionnement ambigu, à cheval entre deux segments, fait de l’Opel un modèle quelque peu atypique. Mais plutôt cohérent. Si elle gagne en polyvalence, elle devra encore se cantonner au rôle ingrat de deuxième voiture, avec une prédisposition nette pour la ville et les petits déplacements quotidiens. Pratique pour aller chercher les enfants à l’école avec cinq portes et autant de places, l’Agila propose un diamètre de braquage court, fort appréciable lors des manœuvres de stationnement. La position haute de conduite et la visibilité dégagée permettent aussi de garder le contrôle dans la circulation. Une certaine impression d’espace
Si l’Agila offre un bel espace aux places avant, grâce à un pare-brise avancé et une bonne largeur aux coudes, les places arrière se révèlent nettement moins accueillantes, surtout pour trois adultes qui auront bien du mal à s’installer côte à côte. Le petit coffre de 225 litres, tout juste suffisant pour deux petites valises, se montre vite débordé. La banquette arrière ne coulisse pas en longueur, mais elle est rabattable et s’escamote entièrement dans le plancher, de manière à dégager une surface totalement plane et un volume de chargement plus conséquent. Un atout précieux pour jouer les déménageuses de secours face à ses rivales qui n’offrent pas pareil agrément. En revanche, les espaces de rangement sont rares et peu volumineux. Economie oblige pour ce modèle d’entrée de gamme… Vive les couleurs
A l'intérieur, l’ambiance dépend du choix des teintes intérieures. Selleries tissu flashy, planche de bord bleutée, inserts orange ou gris autour de la console et sur les contre-portes : l’Agila mise sur ses couleurs pour masquer un certain dépouillement. De quoi au moins éviter une certaine monotonie, si souvent imposée à bord des modèles au Blitz. Bien qu’uniformément durs, les plastiques utilisés se révèlent plutôt flatteurs et la finition ne souffre pas la critique. L’ergonomie des commandes au poste de conduite s’avère satisfaisante, y compris pour les grands gabarits. Le compteur d’instrumentation central rond, aussi clair que minimaliste, ou le levier de vitesses placé en hauteur, agréable à manier et précis au guidage, invitent à prendre le volant.
lire la suite...
Tags:
|