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Presque parfaite Pour sa quatrième génération, la petite espagnole affirme sa personnalité. Avec en prime un joli cadeau du groupe VW : la primeur de la toute nouvelle plate-forme PQ25, dont héritera entre autre la prochaine Polo. Mais la persistance de vieux moteurs, dépassés ou anémiques, viennent la priver d’un sans-faute.
La fleur de l'âge
Vingt-quatre ans après la présentation de la première génération d’Ibiza, Seat offre un quatrième visage à sa reine de la nuit. Suivant la croissance de ses rivales, elle atteint désormais 4,05 m de long (+ 8 cm), surpassant en la matière les françaises 207 et Clio, et même la grande Skoda Fabia. Mais c’est surtout au niveau du style que l’Ibiza s’émancipe : aux rondeurs fades de sa devancière, cette nouvelle génération adopte la patte sportive qui caractérise la marque Seat depuis le lancement du "monospace" Altea. Arêtes saillantes, courbes ultra-sensuelles, regard enjôleur : sous des dessous germaniques, la nouvelle muse de Seat est une méditerranéenne qui compte bien jouer de son physique pour séduire. Seule innovation mais elle est de taille : une proue totalement originale, née de l'esprit du nouveau patron du design Luc Donkerwolke (ex-Lamborghini). Le chaud et le froid
Comme un bon rosé se marie bien à la cuisine méridionale, ce caractère trempé se déguste mieux avec des couleurs chatoyantes. Avec une mention spéciale pour le citron vert, très tendance. Réputées plus chics, les couleurs sombres ont ici tendance à gommer les lignes et à affadir l'auto. Quitte à rouler sportif, autant que ça se remarque ! Latine à l'extérieur, l'Ibiza refroidit pourtant les ardeurs de ses passagers à l'intérieur. Trop haute et envahissante, la planche de bord semble posée un peu par hasard, sans tenir compte du reste du "mobilier", notamment la console centrale. Un effet "monospace" ennuyeux d'autant que l'assise, abaissée de 22 cm, est plutôt typée sport. Il en résulte une sensation d'étouffement, au milieu d’une montagne de plastiques pour la plupart durs et peu valorisants. De l'espace en trompe-l'œil
Pour se rattraper, l'espagnole propose aussi quelques touches de sportivité : volant épais, levier de vitesse court et bien guidé et cadrans ronds plutôt sportifs. Désormais au sommet de la hiérarchie sur le plan des dimensions, on pouvait attendre de l’Ibiza des progrès conséquents en matière d’habitabilité. Un sentiment mitigé. Car si la différence est sensible à l’avant, l’espace aux jambes reste toujours restreint aux places arrière. Et les plus grands d’entre vous continueront de souffrir. Finalement, c'est le coffre qui profite le plus de la croissance de l’ibère. Avec 292 litres, ce dernier s’adjuge même le record de la catégorie en devançant la pourtant généreuse Clio (288 l). Avec des formes géométriques et un seuil de chargement correct, il s'avère également assez pratique. Vivement les prochaines vacances ! Un habitacle sportif
Dans le groupe VW, chaque marque a son rôle à tenir : généraliste pour l'amiral VW, premium pour Audi, économique pour Skoda et sport pour Seat. Et disons-le tout de suite, l'Ibiza prend son rôle très au sérieux. En attendant les versions réellement pimentées, l’illusion est en effet parfaite : position de conduite basse, volant trois branches spectaculaire, cadrans cerclés d'alu. Esthétiquement, c'est un sans faute. Dommage que l’aspect pratique n'ait pas profité de la même attention. Certes les infos sont claires, mais les boutons pour faire défiler les informations sur l’ordinateur de bord nécessitent de passer le bras à travers le volant ! Encore plus étonnant, l’absence d'indicateur de température d'eau : seul un témoin d'urgence vous indiquera si la voiture chauffe. Un peu mesquin… Cruelles 16 soupapes
Sous le capot, l’Ibiza doit hélas se contenter de blocs aguerris. Voire même un peu dépassés à l’image du sempiternel 1.9 TDI 105 à injecteurs pompes. On pouvait s’attendre à mieux. Côté essence, le 1.6 16V de 105 ch constitue l’offre la plus homogène. Ce qui ne l’empêche pourtant pas d’être agaçant. Malgré une puissance plutôt honorable de 105 ch, il impose en effet de jouer haut dans les tours (à partir des 2.500 tr/min) pour trouver un semblant de "pêche". Un comble quand on sait que les ingénieurs ont allégé l’Ibiza de près de 50 kg ! Il faut dire aussi que ce bloc doit composer avec une boîte à l’étagement indigne : sur nos petites routes d'essai, l’Ibiza hurlait en 2nde et… s'étouffait en 3ème. Sans parler des 2 derniers rapports d'une longueur interminable, nécessitant de rétrograder à la moindre côte.
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