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Manque de piment ! L'Ibiza mise sur son look et sur une certaine joie de vivre. Mais la finition n'est pas au rendez-vous. Pire, cette motorisation n'a rien d'excitant...
Avouez qu'elle est pimpante cette Seat ! Une ligne dans l'air du temps, deux arêtes sculptant un flanc musclé, une calandre espiègle, un popotin engagé... Même si on peut lui reprocher de ressembler à certaines de ses concurrentes, la nouvelle Ibiza séduit, surtout dans cette version SportCoupé, plus courte et plus basse de 2 cm que la berline. à l'intérieur, le dessin s'avère léché, sobre et même un poil sportif, avec des compteurs typés moto. Pourtant, la qualité des matériaux déçoit. à l'oeil comme au toucher, les plastiques sont tristes et durs. On apprécie en revanche les sièges, bien dessinés et confortables, ainsi que l'ergonomie réussie. Mais le 1.4 TDI nous renvoie à l'époque des diesels utilitaires. Sa sonorité est aussi présente que désagréable et, s'il fait l'impasse sur les vibrations, il n'offre pas une souplesse remarquable. Malgré le poids contenu de l'auto, les performances du 3 cylindres sont particulièrement limitées, au point de devoir anticiper les dépassements. Il faut dire que ce moteur n'est pas aidé par la boîte à 5 vitesses, douce mais aux rapports exagérément allongés. On en vient à jouer sans cesse du levier pour se maintenir au bon régime. L'Ibiza n'est cependant pas déplaisante à conduire, grâce à la souplesse de ses commandes et à sa maniabilité. Agile et freinant bien, elle tire honorablement son épingle du jeu urbain. Elle se révèle même une bonne surprise lorsqu'on la bouscule un peu. Agile et saine, elle autorise des enchaînements en limitant le roulis, et elle brille par son comportement neutre. L'équipement est tout juste correct (vitres électriques, volant réglable en hauteur, climatisation, ABS et quatre airbags), mais sa consommation reste sous les 6 l/100 km.
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