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En lançant le Sedici, en 2006, Fiat voulait entrer sur le secteur des SUV 4x4. La marque italienne sort désormais une version deux roues motrices, sauf que son nom, seize en italien (le résultat de 4x4), n’est plus tout à fait de mise. En 4x2, ça fait otto (huit en italien). Mais Fiat a fait logiquement l’économie d’une nouvelle appellation tandis que le client fait lui l’économie de 3.000 €. Renaud LACROIX, le 9 juin 2008
Le Sedici, c’est d’abord l’histoire d’une collaboration entre Fiat et Suzuki. La marque nippone a fait profiter de son savoir-faire dans le domaine du tout-terrain tandis que Fiat a dessiné les lignes avec Giorgetto Giugiaro. Les résultats sont plus que convaincants sur les deux fronts.
Les formes extérieures sont harmonieuses et mêlent adroitement l’esprit du 4x4 à celui de la familiale, entre sport et confort.
Un peu en hauteur, avec des bas de caisse noirs reliant le pare-choc arrière aux ailes avant, des ailes élargies et des roues de 16 pouces, c’est le côté baroudeur qui ressort.
La grande surface vitrée, le museau fin, un dessin de calandre et de phares agressif, et ses 270 à 670 litres de coffre en font un SUV familial séduisant.
Deux roues motrices mais toujours accrocheur
Mais le Sedici 4x2 n’a plus rien du 4x4, du moins sur le plan technique. Car si les lignes restent les mêmes, on n’a en revanche désormais plus que deux roues motrices. La raison de cette orientation est simple : Fiat veut toucher un public qui souhaite une voiture familiale qui conserve un aspect un peu viril, sans toutefois avoir besoin d’une transmission intégrale puisque les déplacements se font majoritairement en ville. D’autant plus que cela coûte moins cher à l’achat, 3.000 € de moins pour le Sedici 4x2 comparé au 4x4, que ce soit en diesel ou en essence. Mais dans ce cas, pourquoi ne pas acheter une berline, si l’on ne se sert que de deux roues motrices ? Pour l’apparence, évidemment, parce qu’on peut faire croire aux autres qu’on a un 4x4. De toute façon, personne n’ira vérifier.
A l’intérieur, aucun risque n’a été pris : l’arrangement est sobre et ne présente rien d’exceptionnel. Les commandes sont toutes accessibles et claires. La visibilité est très bonne même si la ligne plongeante des montants de pare-brise enlève un peu d’utilité aux vitres triangulaires à l’avant qui se voient diminuées.
Du répondant sur les rapports supérieurs
Le Sedici 4x2 est proposé avec deux motorisations, comme pour le 4x4. Le 1,6 litre essence 16 soupapes développe 107 ch tandis que le diesel 1,9 Multijet délivre 120 ch. Ce dernier est malheureusement assez sonore et le démarrage donne l’impression d’être celui d’un camion. Sur la route, le Fiat Sedici 4x2 garde la tête haute et se comporte de manière agréable. Il est vrai pourtant que la perte de la transmission intégrale enlève un petit quelque chose particulier au SUV qui devient finalement plutôt commun. Cela ne signifie pas pour autant qu’on verse dans la médiocrité, loin de là. Le plaisir de conduire est bien présent au volant de cette voiture souple et maniable. On reprochera au pédalier d’être un peu mollasson, surtout pour l’embrayage, alors que la boîte six vitesses ne souffre d’aucun défaut. Les suspensions peuvent sembler un peu dures, comme sur d’autres Fiat, mais le confort général reste appréciable.
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