|
La gamme Volvo s'enrichit d'une nouvelle transmission séquentielle à 6 rapports, aux côtés de la boîte automatique "Geartronic". Baptisée "Powershift", elle a la particularité de posséder deux embrayages : l'un étant réservé pour les rapports pairs et l'autre pour les rapports impairs.
Couplée pour le moment à l'unique bloc diesel 2.0D de 136 ch, nous l'avons essayée sur la plus chic des Volvo : la C30. Ses qualités en font-elles une bonne alternative à la boîte manuelle, souvent préférée par les conducteurs français ?
Pour la petite histoire...
Contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce n'est pas Volkswagen qui est l'inventeur de la boîte de vitesses à double embrayage mais l'ingénieur français Adolphe Kégresse en 1935. Le principe est simple mais bien pensé : un premier embrayage commande les rapports impairs et la marche arrière, tandis qu'un autre s'occupe des rapports pairs. Malheureusement, la confection trop lourde pour l'époque a anéanti toutes ses chances d'industrialisation.
Porsche a par la suite repris ce principe dans les années 80 en compétition, mais ce n'est qu'en 2003 que la boîte à double embrayage est apparue sur un modèle de série : la Volkswagen Golf R32 DSG, avant que de nombreux modèles du groupe allemand en bénéficient à leur tour. Il faut dire que cette boîte magique se laisse particulièrement apprécier par sa douceur de fonctionnement et sa rapidité. Devant tous ces mérites, la concurrence n'a pas tardé à réagir : de la future Ferrari California à la BMW M3, en passant par la Mitsubishi Lancer Evo X et la Nissan GT-R, toutes ont opté aujourd'hui pour une transmission séquentielle à double embrayage. Ses atouts Le problème majeur des boîtes automatiques classiques est qu'elles ont tendance à réagir indifféremment avec un moteur essence et diesel, pensant que les deux blocs s'exploitent de la même manière, c'est-à-dire à hauts régimes. Or, ce n'est pas le cas du tout. Car si un bloc essence délivre, effectivement, son potentiel dans les hautes sphères du compte-tours, la plage d'utilisation d'un diesel se situe à l'opposé, dans les bas régimes.
La "Powershift" ne pose pas les mêmes contraintes. Grâce à sa gestion intelligente, elle se calque sur la courbe de couple, cherchant toujours à tirer profit des 320 Nm qu'offre le moteur. L'agrément et l'acoustique s'en retrouvent meilleurs et les relances sont quasiment instantanées.
Mais ce qui impressionne le plus, c'est la rapidité avec laquelle les six rapports s'enchaînent. Que l'on soit sur un rythme coulé ou en pleine phase d'accélération, les changements de rapports s'effectuent instantanément, sans perte de puissance ni de couple et sans le moindre à-coup ! En fait, la boîte "Powershift" combine les qualités d'une boîte automatique traditionnelle et celle d'une boîte robotisée : la rapidité et la douceur de fonctionnement.
Autre point positif : les consommations. Car si la "Powershift" ne se montre pas plus sobre qu'une transmission manuelle (+ 0,2 l/100 km de moyenne seulement), ses consommations en carburant et donc ces rejets de CO² sont nettement inférieures à celles d'une boîte automatique traditionnelle.
lire la suite...
Tags:
|